mardi 13 mars 2012
Présidentielle : Aides interpelle les candidats pour en finir avec le sida
Aides, la première association française de lutte contre le VIH, a décidé d'interpeller les candidats à l'élection présidentielle pour "en finir avec le sida" avec la diffusion d'affiches montrant les candidats à côté d'un préservatif.
"Pour mettre fin à l'épidémie, tout est question de volonté politique. C'est pour faire passer ce message qu'Aides a développé une campagne d'interpellation des candidats et des citoyens", explique-t-elle dans un communiqué.
La campagne qui sera diffusée dans la presse et par affichage montre des photos de François Hollande, Nicolas Sarkozy François Bayrou, Eva Joly, et Jean-Luc Mélenchon, à côté d'un préservatif et au-dessus du slogan : "Voici 2 moyens d'arrêter le sida. L'un a fait ses preuves, l'autre devra les faire en 2012".
"Dans nos actions de terrain, nous sommes chaque jour alertés sur le recul des droits sociaux et le durcissement des conditions de vie des personnes séropositives. Il est temps de changer de cap", explique Bruno Spire, président de Aides.
L'association demande notamment de "privilégier la santé publique à la répression, en particulier concernant l'usage de drogues et le travail du sexe" et réclame "l'égalité effective aux soins et aux droits dans les départements français d'Amérique" alors que la Guyane est le département le plus touché de France, avec une situation d'épidémie généralisée (plus de 1% de prévalence).
150.000 personnes vivent avec le VIH en France et plus de 6.000 personnes découvrent leur séropositivité chaque année (à 55% des personnes hétérosexuelles).
(Source AFP)
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lundi 5 mars 2012
«Mieux vaut être dictateur que pédé», selon le président biélorusse
Le président du Bélarus Alexandre Loukachenko, paria en Europe en raison de la répression de l'opposition dans son pays, a dénoncé dimanche les critiques européennes à sa manière, estimant qu'il valait mieux être «dictateur que pédé».
Alexandre Loukachenko s'exprimait lors d'une compétition de ski, et a répondu aux critiques du ministre polonais des Affaires étrangères, Radoslaw Sikorski et son homologue allemand,Guido Westerwelle, qui a rendu publique son homosexualité .
«Le premier vit à Varsovie, le second à Berlin», a-t-il dit. «En ce qui concerne le second, qui crie à la dictature (...) après avoir entendu ça je me suis dit : mieux vaut être dictateur que pédé», a lancé Alexandre Loukachenko.
Ce n'est pas sa première sortie de la sorte visant Guido Westerwelle. En février 2011 il avait raconté avoir dit au ministre allemand ouvertement gay ne pas aimer «les pédés» et lui avoir conseillé «les yeux dans les yeux» de mener une «vie normale».
Le Bélarus est l'objet de sanctions occidentales en raison des arrestations d'opposants qui se sont multipliées après la réélection d'Alexandre Loukachenko à la présidence en 2010 avec plus de 80% des voix.
(AFP)
mercredi 15 février 2012
Vanneste, le récidiviste des déclarations polémiques sur l'homosexualité
Le député du Nord, Christian Vanneste, en passe d'être exclu de l'UMP pour ses propos sur la déportation d'homosexuels français, est un habitué des déclarations polémiques sur l'homosexualité, qui lui ont d'ailleurs valu d'avoir maille à partir avec la justice.
"C'est le dérapage de trop. Personne ne savait comment s'en débarrasser, on espérait même qu'il ne se représenterait pas aux législatives en juin mais là, on ne peut pas faire comme si de rien n'était. Sarkozy peut dire 'Merci Vanneste!'. Le jour de sa déclaration de candidature...", peste un élu UMP.
A 64 ans, cet ancien professeur de philosophie, bon orateur, bien implanté dans sa région de Tourcoing, entretient des rapports glaciaux avec le secrétaire général de l'UMP, Jean-François Copé, qui réclamera la semaine prochaine son exclusion du parti majoritaire en bureau politique.
"Je crois qu'il vaut mieux que l'image qu'il veut donner de lui mais cette obsession sur l'homosexualité et les homosexuels, c'est vraiment insupportable...", souligne un autre député UMP nordiste.
Petit florilège : "l'homosexualité est moralement inférieure à l'hétérosexualité"... , "l'homosexualité est une menace pour la survie de l'humanité"..., "l'opposition outrancière entre pédophilie et homosexualité n'est pas fondée"..., le mariage gay est une "aberration anthropologique"...
Condamné en appel en 2007 à 3.000 euros d'amende pour injure envers les homosexuels - jugement annulé en cassation en novembre 2008 - Christian Vanneste devient encombrant dans son camp, au point que Nicolas Sarkozy, alors candidat à l'Elysée, lui refuse l'investiture UMP, ne souhaitant "ni de près, ni de loin être associé à des propos homophobes".
Ce qui n'empêche pas Vanneste d'être réélu quelques mois plus tard, sans adversaire UMP face à lui et d'être aussitôt réintégré au sein du groupe UMP. Et d'obtenir, un an plus tard mais sans succès, l'investiture UMP aux municipales à Tourcoing, sa ville natale.
Régulièrement, Christian Vanneste a droit à "une pluie de critiques" à l'UMP, comme il le déplore lui-même, pour des propos jugés outranciers. En octobre 2010, il provoque un tollé en prônant une "droite large", regroupant le centre, l'UMP mais aussi le Front national (FN) à condition qu'il "renonce" à certaines positions. "Je pense que M. Vanneste fera peut-être partie des gens qui nous rejoindront", lance alors avec gourmandise Bruno Gollnisch (FN).
Source : E-llico
dimanche 12 février 2012
Deux hommes se "marient" pour réclamer la légalisation du mariage gay
Alexis Cortijos et Fabrice Lesté proclament que leur "mariage" est "symbolique et militant": dans la salle des mariages de la mairie de Villejuif, ces deux hommes pacsés depuis dix ans se sont dit oui samedi pour réclamer la légalisation du mariage des couples de même sexe.
En échangeant les alliances avec son compagnon, Alexis Cortijos, 42 ans, laisse échapper quelques larmes devant 250 témoins, dont le patron du PCF Pierre Laurent, et une myriade de journalistes.
"Je te donne cet anneau en signe de notre combativité", lui souffle-t-il.
"Je te donne cet anneau, non pas pour faire comme les autres, mais pour avoir des droits comme les autres", lui répond Fabrice Lesté, 40 ans. Autour d'eux, des proches fredonnent les airs de "Aimer à perdre la raison" de Louis Aragon et Jean Ferrat.
S'il n'a aucune valeur juridique, ce "mariage" a une portée politique pour les deux "époux" qui ont voulu "montrer à une certaine droite que des gens ont envie de faire avancer les choses", en allusion à Nicolas Sarkozy qui se déclare samedi dans Le Figaro Magazine "pas favorable" au mariage des couples gays et lesbiens.
Présente aux côtés des deux hommes, Claudine Cordillot, maire (PCF) de Villejuif, déplore le "retard considérable" de la France en la matière et dénonce un "cadre législatif discriminatoire", alors que, citant un sondage récent, "63% des Français se déclarent favorables au mariage homosexuel et 56% à l'homoparentalité".
En célébrant ce qu'elle présente comme le premier "mariage gay" en Ile-de-France, l'édile entend poursuivre la "lutte" menée par des élus de gauche. Comme elle, le maire communiste de Cabestany (Pyrénées-Orientales) Jean Vila avait symboliquement "marié" deux hommes en novembre 2011 pour placer cette thématique au coeur de la campagne présidentielle, sans toutefois inscrire cette union à l'état civil.
La présidente du Parti chrétien-démocrate (PCD) et candidate à l'Elysée Christine Boutin avait dénoncé une "provocation" tandis que la ministre des Solidarités, Roselyne Bachelot, avait jugé qu'il ne s'agissait pas de "la meilleure façon de faire avancer la cause". En 2004, le maire écologiste de Bègles (Gironde) Noël Mamère avait célébré ce qui reste à ce jour le seul mariage gay en France, avant que l'acte ne soit annulé par la justice.
"Les réactions étaient très violentes à l'époque. Aujourd'hui, cette cérémonie montre que des gens de la société civile se mobilisent toujours. Il faut continuer pour obtenir la modification de la loi", a affirmé Clémentine Autain, ex-adjointe du maire de Paris et figure de la gauche radicale.
"C'est courageux de la part des élus de Villejuif. Ce symbole va permettre de faire progresser le combat. Il faut maintenant aider à ce que cela devienne une réalité", a réagi Pierre Laurent, secrétaire national du PCF.
En janvier 2011, le Conseil constitutionnel a rappelé que "selon la loi française, le mariage est l'union d'un homme et d'une femme" et a laissé au législateur le soin de la modifier ou non.
Source : AFP
vendredi 13 janvier 2012
Le mariage homo s'invite dans la campagne présidentielle
Pour ou contre le mariage gay ? C'est le nouveau thème de campagne qui agite la classe politique de droite, comme de gauche ce vendredi matin. Au coeur du débat, la une du quotidien Libération qui annonce l'intégration possible du mariage homosexuel dans le programme présidentiel de l'UMP.
Selon Pécresse, Sarkozy toujours «défavorable» mais... Nicolas Sarkozy, défavorable depuis toujours, n'a «pas changé d'avis sur le mariage homosexuel», assure la porte-parole du gouvernement mais ... «il est favorable à l'égalité des droits fiscaux, successoraux, patrimoniaux, mais pas au mariage car, avec le mariage vient nécessairement la question de la filiation et de l'adoption», a-t-elle poursuivi. Elle assure aussi qu'en 2007, il avait «beaucoup réfléchi à cette question».
Christine Boutin, toujours contre, «tiendra jusqu'au bout» «Je ne suis pas favorable au mariage gay, ni à l'adoption et je tiendrai bon jusqu'au bout parce que les conséquences sont excessivement graves pour l'équilibre et la paix sociale dans ce pays», a déclaré sur Europe 1 Christine Boutin, farouche opposante au mariage gay.
Bertrand Delanoë : «c'est de l'électoralisme» Le maire PS de Paris, un des premiers politiques à avoir fait état de son homosexualité, sur i-TELE a expliqué sa position sur le thème : «je pense que c'est de l'électoralisme. M. Nicolas Sarkozy est un candidat qui se cache, il y a une forme d'hypocrisie dans sa manière de ne pas assumer le fait qu'il est candidat et en même temps il agite, il trouble au lieu de permettre que des débats importants soient posés avec la sérénité et même la grandeur qu'il faut».
Jean-Luc Romero dénonce «un coup politique» Le conseiller régional d'Ile-de-France, qui a également fait état de son homosexualité, a réagi par communiqué: «L'annonce de sa candidature approchant, le président sortant essaie à la fois de lancer un ballon d'essai et de faire un coup politique».
«Une conversion, une fois de plus» pour Hamon, et «beaucoup de bruit pour rien» pour Harlem Désir «Je suis heureux qu'il nous soutienne, nous!», s'est enthousiasmé Benoît Hamon, porte-parole du PS, sur LCI, la mesure devrait en effet figurer dans le programme de François Hollande.
Source : Le Parisien
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mercredi 30 novembre 2011
Etats-Unis: le principal politicien ouvertement gay prend sa retraite
Barney Frank, 71 ans, vit son dernier mandat de représentant démocrate. Celui qui avait été élu pour la première fois en novembre 1980 à la Chambre des représentant a annoncé lundi aux électeurs de l'Etat du Massachusetts sa décision de ne pas se présenter l'an prochain, pour se consacrer plutôt à l'écriture et à l'enseignement.
«Si vous me demandez si je suis gay, la réponse est oui. Et alors?» lançait-il au Boston Globe en guise de coming out. C'était en 1987, alors qu'il faisait figure de jeune élu. Il n'a depuis jamais failli à la défense des droits des homos (l'asso pro-gays Human Rights Campaign lui a attribué à ce titre en 2006 la note de 100%).
Il a notamment fait supprimer en 1990 un article de la loi sur l'immigration qui interdisait l'entrée sur le territoire aux migrants à la «sexualité déviante». Il a également joué un rôle important dans la lutte contre le «Don't ask, don't tell» dans l'armée, rôle dont il s'est dit hier «particulièrement fier». Il est notamment favorable à l'outing pour les politiciens homophobes, car, selon lui, «le droit à la vie privé n'est pas un droit à l'hypocrisie».
Le magazine Têtu fait un retour sur sa carrière.
mercredi 28 septembre 2011
Irlande : Le sénateur gay David Norris se présente finalement à l'élection présidentielle
Le sénateur irlandais David Norris, ouvertement homosexuel, a annoncé mardi avoir obtenu les parrainages nécessaires pour se présenter à l'élection présidentielle du 27 octobre, une première pour ce pays très catholique et conservateur.
David Norris avait d'abord annoncé début août qu'il renonçait à se présenter à l'élection après avoir été mis en cause dans une affaire de viol sur mineur impliquant son ex-compagnon.
Il avait été révélé peu auparavant que David Norris avait écrit aux autorités israéliennes afin de demander la clémence de la justice envers son ex-compagnon Ezra Yitzhak, accusé du viol d'un jeune Palestinien de 15 ans en 1992. Ezra Yitzhak avait plaidé coupable et avait été condamné en 1997.
Mais David Norris avait récemment relancé sa campagne, affirmant que son retour "serait le plus grand come-back de l'histoire politique irlandaise".
Mardi, il a annoncé sur Twitter avoir "obtenu le dernier parrainage nécessaire". "J'ai hâte de me lancer dans la campagne!", a-t-il commenté.
Un sondage paru dans le dernier Sunday Business Post montre que David Norris est en tête de la course avec 21% des intentions de vote. Mais pour autant sa victoire n'est pas assurée, en raison du système de transferts de voix qui s'opère lorsqu'aucun candidat n'obtient la majorité absolue, souligne le journal.
Le candidat placé en deuxième position par le sondage est le travailliste Michael D. Higgins (18%), devant Martin McGuinness (16%), candidat du parti nationaliste de gauche Sinn Féin, vice-Premier ministre nord-irlandais et ancien responsable de l'Armée républicaine irlandaise (IRA).
(Source AFP)
vendredi 23 septembre 2011
Italie : l'outing de politiques fait débat
Un blog a publié ce vendredi une liste de dix politiques gays pour lutter contre "l'hypocrisie".
Une liste qui fait débat. Les noms de dix hommes politiques italiens qui seraient gays ont été publiés vendredi matin sur un blog hébergé aux États-Unis et alimenté par des sources anonymes. Le but de ce blog : "faire comprendre clairement comment au Parlement italien règne la règle de l'hypocrisie et de la discrimination".
Et ces "dix premiers noms" ne seraient qu'un début : "pour le moment, nous nous limitons à publier les noms de ceux qui appartiennent à des partis ayant voté contre la loi sur l'homophobie". En juillet, les députés italiens ont en effet rejeté, pour la deuxième fois, une proposition de loi anti-homophobie. Certains des hommes politiques cités appartiennent ainsi au parti du chef du gouvernement, Silvio Berlusconi.
Pour l'association Equality Italia, qui milite pour les droits civils, "au-delà de la clameur [soulevée par cette initiative], ces personnes ne devraient en aucune manière se sentir insultées et dramatiser, parce que 'gay' n'est pas une insulte", a affirmé son président, Aurelio Mancuso, qui est, selon le magazine Têtu, à l'origine de la publication de ces noms.
Mais la principale association de défense des homosexuels en Italie, Arcigay, a aussitôt déploré cette initiative. "On se trouve ici face à un ramassis misérable de commérages sans fondement précis", a fustigé Arcigay, notant que la liste ne contient "aucune preuve, aucune démonstration de leur homophobie, aucun dossier, aucune source vérifiable ou vérifiée".
Certains approuvent cependant l'initiative, notant, comme la parlementaire Paola Concia, que l'outing est "un remède extrême, qui naît d'un état de fait, celui des homosexuels italiens, des citoyens sans droits".
En Italie, les agressions homophobes ont connu une recrudescence depuis deux ans. Les unions homosexuelles n'y sont pas reconnues et l'an dernier Silvio Berlusconi, empêtré dans des scandales sexuels, avait lancé : "mieux vaut avoir la passion des belles femmes qu'être gay".
Source : Europe 1
mardi 13 septembre 2011
Irlande : Le sénateur gay David Norris pourrait revenir dans la course à la présidentielle
Selon le journal Sunday Independent, il envisagerait de se présenter à nouveau, suite à un fort soutien public qu'il continue d'enregistrer dans l'opinion.
David Norris, 67 ans, a abondonné sa candidature à la présidentielle irlandaise le mois dernier suite à une controverse entourant une lettre de soutien qu'il avait écrit en faveur d'un ancien partenaire qui a été reconnu coupable du viol d'un garçon de 15 ans.
Le sénateur avait alors déclaré qu'il avait fait une "erreur humaine" en essayant d'aider quelqu'un qu'il a aimé.
Selon le Sunday Independent, David Norris pourrait annoncer son retour dans la course à la présidentielle vendredi prochain à la télévision dans une émission dans laquelle il est invité.
Malgré son retrait, l'ex candidat continue de bénéficier de nombreux soutiens qui lui demandé de revenir sur sa décision et sa côte dans les sondages continue d'être très haute.
S'il est élu, il deviendra le premier chef d'Etat ouvertement gay.
Source : E-llico
mardi 16 août 2011
Un élu homosexuel démissionne d'un parti d'extrême droite
Le parti d'extrème droite catalan Plateforme pour la Catalogne vient d'enregistrer la démission d'un de ses élus homosexuel, Carles Bonet.
"Je m'en vais avant qu'ils me mettent dehors", a-t-il expliqué aux médias, confiant que son homosexualité "ne plaisait pas" au parti, et moins encore le fait que son partenaire est originaire de République dominicaine.
Source : E-llico
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